Le paradoxe de l’imagination

En tant que spécialiste du fonctionnement de l’imagination, je suis régulièrement attristé de voir dans les magasins de jouets autant de jouets pour les moins de 5 ans qui soient aussi sophistiqués et explicites. Certes un robot qui danse va inviter l’enfant à développer sa coordination, mais une voiture du Paris-Dakar avec couleurs et autocollants à l’identique de la vraie, cela ne risque-t-il pas de ne stimuler que très peu son imagination ?

L’imagination est un paradoxe

Elle a besoin d’un stimulus sensoriel pour se mettre en marche, mais celui-ci doit disparaître de la conscience pour laisser émerger des ressentis, images et associations ; le terreau des idées.

C’est pour cette raison que j’apprécie la démarche qu’ont les écoles Steiner avec les enfants : « L’abondance de matériel peut couper les enfants de leur imagination. Quelques jouets simples (blocs de construction en bois, bâtons, galets, morceaux de tissus,…) permettent de longues heures de jeu. Un bâton peut en effet être aussi bien une épée qu’une baguette magique, un téléphone ou même un cheval à chevaucher. A l’inverse, une épée en plastique ne peut jamais qu’être une épée. »

Pour les adultes, le fonctionnement de l’imagination est le même; aussi  l’usage de matériaux naturels ou recyclés a-t-il un impact encore plus puissant sur l’imagination car cela facilite l’émergence d’idées non « mentales », juste issues de l’intelligence des mains ou de l’inconscient.

Sur le même sujet, les formations Iris Créativité

Dans cet esprit, je co-anime au mois de Mai une formation pour les facilitateurs qui veulent utiliser ces approches en coaching, facilitation, animation de recherche créative,…: Ludocepts, protocepts et jeux sérieux

Cette faculté est bien entendu au coeur de la formation de 3 jours intitulée : « Débrider son imagination et faciliter le décadrage créatif « 

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