Cet article a été édité sur le site Coaching avenue avec l’autorisation de Brigitte Roujol. A l’heure où les injonctions à la créativité et à l’innovation fleurissent, aux risques d’injonctions paradoxales et de désillusions, il nous a paru intéressant de vous faire connaître ce précurseur en matière de « management de la créativité » que fut Walt Disney. Que l’on aime ou non le contenu de ses productions, son processus nous est très inspirant.

En entreprise, on vous demande d’être créatif.

Qui ne s’est pas entendu un jour dire « Soyez imaginatif pour me proposer une nouvelle organisation » ou « Bon sang, Soyez un peu innovant pour motiver vos équipes » ou encore « Créez moi un produit novateur ».

Être le mouton à cinq pattes…

Mais si vous êtes trop créatif, alors là le discours change et on vous dit de garder les pieds sur terre, d’être concret, réaliste et d’être conscient des contraintes lorsque vous passez à l’action..

Si vous vous amusez à relever la contradiction de ce double discours, on vous répond qu’un bon manager doit être à la fois source d’innovation mais avoir le sens des réalités pour mettre en œuvre ses idées…

Quand vous entendez cela, il est possible qu’il y ait l’image d’un mouton à cinq pattes qui vous traverse l’esprit…

C’est bien connu qu’un créatif a rarement le sens des réalités… Et qu’un bon gestionnaire qui réalise les choses a rarement une imagination débordante…

Alors qui peut se targuer d’être à la fois un excellent créatif et un excellent opérationnel ayant le sens des réalités ? Eh bien Walt Disney !

Walt Disney incarne en effet la capacité à faire une entreprise qui réussit.

Il avait cette capacité exceptionnelle de transformer ses rêves en expressions concrètes et tangibles. Des rêves de dessins animés, de spectacles, de centres de loisirs sont devenus des réalités qui font encore aujourd’hui le bonheur des petits et grands.

Au cours de sa vie, sans parler de Disneyland et autres parc d’attraction, il aurait produit 497 courts métrages, 21 films de dessins animés, 56 films d’action, 7 films d’aventures réelles, 330 heures de Club Mickey, 78 émissions de Zorro et 330 heures d’émissions diverses.

Disney a été à l’origine de nombreuses innovations techniques et organisationnelles dans l ’animation et l’industrie du film.

Comment faisait Disney pour transformer ses rêves en réalité ?

Selon les travaux de recherche de Robert Dilts (l’un des grands spécialistes de la PNL, programmation-neuro-linguistique), il apparaît que pour transformer ses rêves en réalité, Disney savait être trois Walt Disney très différents…

Walt Disney incarne de nombreuses facettes. Mais pour concrétiser ses rêves, trois aspects de sa personnalité sont fondamentaux : celui qui a de l’imagination, celui qui est réaliste et celui qui critique.

Un de ses collaborateurs nous dit : « En fait, il y avait trois Walt différents : le rêveur, le réaliste et l’emmerdeur. Vous ne pouviez pas savoir lequel allait s’asseoir à la table de réunion ».

Walt Disney savait donc être celui qui rêve, celui qui est réaliste et celui qui critique.

Chacun de nous peut ainsi avoir accès aux compétences des personnes d’exception et utiliser leurs méthodes.

Concrétiser vos idées est en fait un processus global qui implique la coordination de trois personnalités qui sont en vous : le rêveur, le réaliste et le critique.

Votre rêveur est indispensable pour avoir des idées nouvelles ou des nouveaux objectifs. Mais votre rêveur a besoin de votre réaliste pour rendre ses idées tangibles et concrètes.

Le rêveur et le réaliste ont besoin de votre critique. Sans lui, les idées qu’ils auront matérialisées, ne seraient peut-être pas fameuses. Le critique qui sommeille en vous permet d’évaluer et de raffiner les produits de la créativité, il filtre, il affine, il stimule…

Et un critique sans le réaliste n’est pas productif.

C’est en activant la complémentarité des trois parties de vous-même, la partie créative, la partie réaliste et la partie critique que vos rêves deviendront réalité.

Le rêveur est focalisé sur le « Quoi ? ». Il est concentré sur sa vision. Il s’intéresse au long terme.

Le réaliste est focalisé sur le « Comment ? ». Il est concentré sur l’action. Il s’intéresse au court terme.

Le critique est focalisé sur le « Pourquoi ? ». Il est concentré sur la logique. Il s’intéresse à la fois au court terme et au long terme.

Walt Disney nous confirme l’importance de ces trois parties. Il nous explique ce que doit faire un auteur de dessins animés :
« L’auteur doit voir clairement dans son propre esprit, la façon dont chaque élément de l’histoire sera agencé. Il doit ressentir chaque expression, chaque réaction. Il doit prendre suffisamment de recul pour avoir un autre regard, pour voir s ’il y a des temps morts, pour voir si le public sera intéressé et attiré par les personnages. Il devrait également prévoir que les actions de ceux-ci soient intéressantes.  » 

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