Réussir des projets remarquables (« great project ») : s’inspirer des studios Disney ?

Projets remarquables des entrerprises

L’article publié dans « Coaching Avenue » sur le thème « Great Projet » est une synthèse inspirante sur les critères d’un projet remarquable. Pour Iris Créativité cette étude est un apport sur les conditions à réunir pour qu’un projet puisse être disruptif.

L’étonnement est de découvrir que cette étude attribue le qualificatif de projet remarquable à seulement douze projets sur une étude qui porte sur soixante ans. Iris Créativité émet l’hypothèse que le nombre de projets de ce type pourrait augmenter considérablement grâce aux approches et outils de la stimulation créative.

Dans un article de la MIT Sloan Management Review : deux chercheurs Dov Dvir, professeur en management de la Ben Gurion University of the Negev (Israël), et Aaron Shenhar, professeur en management de la Rutgers Business School (Etats-Unis) tentent de définir ce qu’est un « projet remarquable » (« great project ») et ses ingrédients-clé de succès.

D’après eux, nous assistons de temps en temps à un projet qui se démarque – c’est-à-dire un projet qui dépasse les attentes, tant au niveau de la création de valeur exceptionnelle pour l’entreprise que pour les clients, un projet qui a un impact sur son secteur/ son industrie tout entier.

Qu’est-ce qu’un projet remarquable pour Dov Dvir, et Aaron Shenhar ?

Selon eux, un «projet remarquable» doit nécessairement remplir quatre conditions :

– Il s’agit d’un projet qui bouleverse la stratégie habituelle de l’entreprise;

– Les bénéfices qu’il apporte à l’entreprise et aux consommateurs sont conséquents et durables;

– Il correspond à une avancée majeure (sur le plan scientifique, technologique, du design,…);

– Son impact sur le marché est majeur, au point de forcer les concurrents à s’y adapter.

Ils donnent quelques exemples :

  • En rétrospective, l’effort de développement de AS/400 pourrait être considéré comme un grand projet. Il a changé le jeu dans le secteur de l’informatique et a donné à IBM un avantage concurrentiel.
  • Le succès d’Apple dans la création de l’iPod lecteur média portable et l’iTunes Store en ligne est un autre exemple récent d’un grand projet – celui qui a changé la façon dont les gens écoutent et acheter de la musique.

Pourquoi de tels projets sont si rares – et pourquoi les autres projets ne peuvent pas être plus comme eux ?

Telle fut leur question de départ. Leur démarche de recherche fut la suivante : ils ont examiné les projets au sens large, à savoir « temporary organizational efforts to introduce change » (des efforts organisationnels temporaires visant à introduire des changements).

Dans le cadre d’une décennie de recherche, ils ont recueilli des données quantitatives et qualitatives sur plus de 400 projets qui ont été entrepris dans diverses industries depuis la fin des années 1950. Cela allait du développement de nouveaux produits, à l’amélioration de processus, la construction, l’informatique et les autres infrastructures de l’organisation, le changement organisationnel, les réorganisation et les campagnes de marketing…

Les points communs des « projets remarquables » seraient au nombre de 7

  1. La création d’un avantage concurrentiel unique.

Un exemple est la construction de l’opéra de Sydney, en Australie, dont l’architecture exceptionnelle en forme de coquillage attire chaque année plus d’un million de touristes.

  1. Une longue période de maturation.

Avant de lancer Kepler en 2009, à savoir une sonde destinée à découvrir d’autres planètes habitables dans la Voie lactée, la Nasa a planché sur ce projet durant une décennie.

  1. Un bouleversement assumé.

Quand BMW a lancé son projet Z3 au début des années 1990, le constructeur automobile savait que cela impliquait de changer nombre d’habitudes. Il s’est ainsi, entre autres, mis à construire hors d’Allemagne, aux Etats-Unis. À sa sortie, la Z3 a dépassé de 50% les attentes de ventes.

  1. Un chef de projet de haut calibre.

Il doit être compétent, mais aussi être un excellent communicateur et surtout, avoir de très bonnes connections avec la haute direction. Ainsi, quand Microsoft s’est mis à réfléchir sur ce qui deviendrait le Word de Windows, Bill Gates y croyait tellement qu’il a tout le temps défendu le projet, contre vents et marées. Dès son lancement en 1989, Word est devenu le standard.

  1. Une maximisation des connaissances.

Faire appel au savoir d’autrui n’est pas négligé par les «grands projets». Par exemple, Apple a adopté des technologies mises au point par Fuse et PortalPlayer pour concocter son iPod et son iTunes.

  1. Une grande capacité d’adaptation.

Les équipes liées à une «grand projet» sont en mesure de vite s’adapter à l’imprévu. C’est d’ailleurs pour cela qu’Apple mélange les talents et les compétences dans ses équipes.

  1. Une immense fierté.

Quand on participe à un «grand projet», on en tire toujours une grande fierté.

Ce qui reste à explorer, c’est le comment.

Dans leur article, il n’est pas explicité quels process faciliteraient l’émergence de ces projets remarquables. Nous nous permettons donc de proposer quelques sources d’inspiration, notamment en la personne de Walt Disney et des studios Disney.

Les projets de Walt Disney et des Studios Disney ? Des projets remarquables ?

Sur les 60 dernières années, les deux chercheurs Dov Dvir et Aaron Shenhar n’ont apparemment trouvé que 12 «grands projets».

Si l’on élargissait aux années antérieures, ne pourrait-on pas y inclure les différents projets initiés par Walt Disney et les studios Disney ? Leurs films ont révolutionné à l’époque les pratiques tant leur style que dans le processus de production ? Les parcs à thèmes, étaient si visionnaires à l’époque ! Walt Disney sut impulser dans ses studios une méthode de travail partagée. Ce fut un véritable précurseur d’une intelligence collective créative.

Sur le même sujet, la prochaine formation Iris Créativité

L’approche par scénario : la Stratégie créative des studios Disney
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